14 mars 2021

De la maison à l’abri forestier

(photo : Josée Richard)

À la fin l’automne dernier, nous avons entrepris une démarche avec Belvedair, une entreprise de construction écologique. Un chargé de projet est venu nous rencontrer sur le terrain pour évaluer nos besoins et voir le lieu d’implantation que nous avions projeté. Une évaluation nous a ensuite été proposée et nous avons demandé quelques changements pour que les coûts soient plus adaptés à notre budget. Les pourparlers semblaient bien engagés puis, au début de l’année, nous n’avions plus de nouvelles. Quand nous avons relancé notre répondant, il nous annonçait que, devant la quantité croissante des demandes qui était adressée à l’entreprise, la direction avait décidé de ne plus couvrir l’Outaouais.

J’ai ensuite entrepris des démarches auprès de quelques entreprises de maisons préfabriquées. Dès que je posais des questions techniques sur les matériaux utilisés par exemple, la communication était rompue. Nous avons compris que ces entreprises ont fait des choix et que la chaîne de montage ne permet pas d’introduire des matériaux écologiques pour un projet particulier.

Au début de mars, j’ai consulté un article récent [1] de Forêt de chez nous, un magazine visant les propriétaires de forêts privées. On y parle d’abris forestier (souvent appelés camps de chasse) en milieu agricole boisé. J’ai demandé au service d’urbanisme de Ripon si une telle construction était possible sur notre terre. Même si nous ne sommes pas en zone agricole, c’est maintenant possible. Je dis maintenant parce qu’il me semble qu’on nous avait répondu par la négative avant que le village ajuste ses règlements avec ceux de la MRC Papineau.

Il nous sera donc possible de construire un « abri sommaire » – c’est le terme utilisé à Ripon – et aucune demande de permis est nécessaire pour ce type de construction. Les règles à respecter sont peu nombreuses et peu contraignantes. Par contre, il faut demander un permis d’abattage! C’est curieux sur une terre à bois mais depuis que Ripon a ajusté ses règlements avec ceux de la MRC, notre terrain a changé de zonage : nous sommes maintenant dans une zone de villégiature. C’est probablement ce qui explique ce contrôle sur l’abattage.

[1] Johanne Martin, « Abris forestiers : où, quand, comment, pourquoi? », Forêt de chez nous 32/3 (2020) 12-13.

Sylvain Campeau

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