6 janvier 2018

Un lac de castor

À environ 325 mètre de la montée Lavergne qui donne accès au terrain, on rencontre un ruisseau qui a débordé de son lit grâce au travail de quelques générations de castors. Quand nous avons pris possession de la terre, le barrage retenait toujours l’eau du lac mais il n’était plus entretenu et le dessus était envahi par la végétation.

On pouvait facilement traverser à pieds sur le dessus du barrage. Dans le fond du ruisseau, on voyait la structure d’un ancien pont écroulé il y a sans doute plusieurs années. De l’autre côté du ruisseau, le chemin qui contourne le lac continue et l’endroit était bien choisi pour construire un pont.

Au printemps 2017, qui a été marqué par d’importantes inondations un peu partout au Québec, nous avons remarqué du nouveau au barrage : en quelques semaines, l’eau du lac a commencé à monter et la réfection du barrage ne laissait aucun doute sur l’arrivée d’un castor ou d’une famille de castoridés. Cette présence a été confirmée un soir où nous l’avons vu faire sa ronde près du barrage en nous flairant alors que nous étions sur le bord du lac à l’observer.

Il a commencé à construire une hutte au centre du lac, près de la principale source mais il semble l’avoir abandonnée et s’est installé au fond du lac, près de l’île. Nous ne savons pas le nombre d’individus de la famille mais notre gendre a vu un adulte et un petit. Dans cette zone, plusieurs arbres en bordure du lac, surtout des bouleaux, on été abattus. Ils leur serviront de réserve de nourriture pendant l’hiver.

Même si les castors s’attaquent à certains arbres, nous tirons profit de cette cohabitation : ils entretiennent le barrage et un niveau d’eau suffisant pour nous permettre la baignade et la pratique du kayak.

Sylvain Campeau

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