4 janvier 2018

Une terre à bois

À l’origine, la terre complète faisait 100 acres et nous avons acheté la moitié que Jean-Philippe Malette avait acquise en 1975. On parle donc d’une bande de 138 mètres de largeur, sur le bord de la montée Lavergne, et d’une profondeur de 1,4 kilomètre.

La première partie du terrain est marécageuse par endroits : la nappe phréatique est probablement très proche de la surface car l’eau est propre et ruissèle doucement vers la montée. À environ 325 mètres de la route, un lac de castor traverse la terre sur toute sa largeur. Dans le processus d’achat, nous avons négocié un droit de passage avec le voisin pour contourner une zone marécageuse et ainsi pouvoir accéder facilement à l’arrière de la terre.

Derrière le lac, c’est la montagne qui s’élève avec des blocs rocheux de grandes tailles. La colline se termine par une falaise et cède la place à un bel espace dégagé où s’écoule un second ruisseau. Ce cours d’eau se jette dans une grande zone marécageuse chez le voisin. Au-delà du ruisseau, c’est encore la forêt et les limites du terrain sont difficiles à préciser sans l’aide du GPS.

La forêt est composée principalement de conifères et de feuillus. Nous avons reconnu le pin, le sapin, l’épinette, le mélèze, le cèdre, l’érable, le peuplier, le bouleau et le chêne. On retrouve également des fougères, des mousses et des lichens, des champignons, du thé des bois et plusieurs autres plantes.

On peut se promener sur la terre en empruntant d’anciens chemins forestiers. Mais des arbres sont tombés, des arbustes ont poussé et envahissent certaines portions des chemins. Nous sommes bien conscients de tout le travail que nous aurons à faire mais, dès maintenant, nous vivons notre rêve.

Sylvain Campeau

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