27 décembre 2017

Un terrain, un rêve

Depuis quelques années, Josée et moi regardions régulièrement les annonces de terrains à vendre à la campagne en portant une attention particulière aux espaces boisés. Pendant notre recherche, nos critères se sont affinés et nous avons déterminé un certain nombre de caractéristiques incontournables.

Nous voulions un grand terrain boisé où il serait possible de construire et de cultiver des plantes médicinales, de faire la cueillette, de manière responsable, d’espèces indigènes trouvées sur place. Nous cherchions un milieu paisible où l’on n’entend pas continuellement le bruit de la route ou des moteurs de VTT. Josée souhaitait avoir accès à un plan d’eau baignable, un lac de préférence. Nous avons d’abord regardé les offres à une heure de Montréal, dans les Laurentides et Lanaudière mais les terrains étaient souvent hors de prix ou ne répondaient pas à nos critères.

Au début de l’été 2016, nous avons décidé d’augmenter la distance de Montréal et d’inclure l’Outaouais dans nos recherches. Quelques jours avant de partir pour le Parc national du Bic pour nos vacances, nous avons trouvé une terre à bois que le propriétaire avait achetée avec un ami en 1975 et qu’il avait rapidement délaissée, cinq ans plus tard. Située à la limite nord de Ripon et de la municipalité voisine, Montpelier, la terre est traversée par deux ruisseaux, le premier ayant inondé une partie du boisé à cause d’un barrage de castor. Selon Jean-Philippe Malette, l’ancien propriétaire, la terre n’aurait pas été bûchée depuis 1953. Et selon Guy Charron, un ami de la famille à Josée, aucune machinerie lourde n’aurait été utilisée pour la coupe forestière : on aurait plutôt utilisé des chevaux car aucune trace de machinerie n’est visible.

Après une visite des lieux au mois d’août 2016, nous avons réfléchi rapidement et nous avons décidé de faire une offre d’achat le jour même car le terrain répondait à nos critères. L’offre a été acceptée mais nous avons dû attendre le 29 septembre avant de signer chez le notaire Sabourin de Lachute. Pendant cette période d’attente, nous avons rêvé, élaboré une esquisse de projet écotouristique et prélevé deux échantillons d’eau pour une analyse en laboratoire : Josée voulait s’assurer de la qualité de l’eau pour la baignade. Les résultats ont été excellents.

Sylvain Campeau